Type d'événement, date(s) et adresse(s)Débat

Campus Condorcet - Bâtiment EHESS (Salle C385-387, 3ème étage) - 2, cours des Humanités 93300 Aubervilliers

Cycle de débats du CECMC : L'étreinte de la patrie. Décolonisation, sortie de guerre et violence à Taiwan, 1947

Cycle de débats du CECMC : L'étreinte de la patrie. Décolonisation, sortie de guerre et violence à Taiwan, 1947

Le « Cycle de débats du CECMC » offre un espace de discussion autour de livres publiés par les chercheurs du Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine.

La septième séance s'articulera autour de l’ouvrage de Victor LOUZON, L’étreinte de la patrie. Décolonisation et violence à Taiwan, 1947 ( Édiitons de l'EHESS, 2023). 

Discutants

  • Coraline JORTAY (CNRS, THALIM, associée CECMC)
  • Arnaud NANTA (CNRS, Institut d'Asie Orientale, Lyon)
  • Hamit BOZARSLAN (EHESS, CETOBaC)
  • Modération : Marie-Paule HILLE (EHESS, CCJ-CECMC)

Date et heure

  • Mardi 30 janvier 2024, de 14h30 à 16h30
  • Les participants seront accueillis dès 14h autour d’un café, le débat proprement dit commencera à 14h30.

Présentation

En 1947, un bref soulèvement, « l’Incident du 28 février », agita Taiwan contre le pouvoir chinois du Guomindang après que la Chine eut récupéré l’île en 1945, mettant fin à cinquante ans de colonisation japonaise. Rapidement et très brutalement réprimé, il est aujourd’hui au cœur des luttes mémorielles qui agitent Taiwan, avec pour enjeu la légitimité de la souveraineté chinoise sur l’île et l’identité de cette dernière.Ce livre traite des émeutes populaires antigouvernementales qui se sont produites à Taiwan, entre février et mars 1947, peu après la rétrocession de cette ancienne colonie japonaise à la république de Chine. Après des années de silence, l’incident du 28 février refait enfin surface dans la mémoire collective : depuis les années 1990, l’épisode a fait l’objet de vastes enquêtes politiques ou judiciaires et de nombreuses études historiques. À partir de ces informations et ces réflexions, l’auteur revisite la mémoire de cet événement traumatique en interrogeant les formes de la violence et la genèse de celle-ci. Ainsi, il se focalise sur les participants à cette rébellion, sur ses meneurs locaux éparpillés et peu renommés, sur leurs modalités d’action et les références qu’ils ont mobilisées.