Les mécanismes de l’État de droit peuvent-ils accompagner la réussite d’une révolution ? L’exemple sud-coréen de la “révolution des bougies” (2016-2017)
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Les mécanismes de l’État de droit peuvent-ils accompagner la réussite d’une révolution ? L’exemple sud-coréen de la “révolution des bougies” (2016-2017)

publié dans Nicolas Pauthe et Lina Megahed (dir.), Mouvements révolutionnaires et droit constitutionnel, Paris, Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie, 2024, p. 303-320.

EAN 13 9782370323989

GUICHARD Justine a publié un chapitre « Les mécanismes de l’État de droit peuvent-ils accompagner la réussite d’une révolution ? L’exemple sud-coréen de la “révolution des bougies” (2016-2017) », dans Nicolas Pauthe et Lina Megahed(dir.), Mouvements révolutionnaires et droit constitutionnel, Paris, Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie, 2024, p. 303-320.

Résumé

Cet ouvrage est une version augmentée des actes du colloque organisé à l’Université de Bordeaux le 17 mars 2021. Que le mouvement révolutionnaire soit mené au nom d’un modèle transcendant religieux ou idéologique, ou en celui d’un modèle éthique à construire, cette réflexion pluridisciplinaire a montré combien l’approche constitutionnelle permettait d’en renouveler la compréhension.
Premièrement, la théorisation révolutionnaire y est pensée sous plusieurs angles, tels que le rôle qu’a pu occuper la religion dans certaines révolutions, en Iran notamment, ou le recours à la révolution non violente comme référent éthique. La caractérisation des mouvements révolutionnaires a ensuite permis d’étudier les cas russe, ukrainien, burkinabè et portugais, en évaluant entre autres le rôle du peuple dans le cheminement révolutionnaire.
Deuxièmement, l’interprétation constitutionnelle de la réussite et de l’échec révolutionnaires a conduit à traiter des cas allemand, égyptien et turc. À cet égard, plusieurs questions ont été posées. Comment apprécier la légitimité des mouvements révolutionnaires ? Sont-ils l’expression de la souveraineté ? Que penser du phénomène de contagion révolutionnaire à plusieurs systèmes constitutionnels ? L’utilisation d’un mécanisme constitutionnel, comme en Corée du sud en 2017, empêche-t-elle la qualification révolutionnaire d’un mouvement contestataire ?
Troisièmement, l’identification des causes des mouvements révolutionnaires à travers les exemples cubain et équatorien a précédé l’évaluation des moyens potentiels de les éviter. Le recours au référendum d’initiative citoyenne, à la révision totale de la constitution, à l’interdiction par celle-ci de la révolution à travers notamment les exemples mexicain et ougandais ont ainsi été abordés.
Publié avec le concours du Centre d’Études et de Recherches Comparatives sur les Constitutions, les Libertés et l’État (EA 7436), de l’Institut de Recherche Montesquieu (EA 7434), du Département Droit et Transformations Sociales de l’Université de Bordeaux, de l’Association Française de Droit Constitutionnel, de la Région Nouvelle-Aquitaine, et avec le soutien de la Fondation Anthony Mainguené »

Lina Megahed est docteur en droit public et enseignant-chercheur à l’Université du Mans, membre du THEMIS-UM EA 4333 et associée au CERCCLE EA 7436.
Nicolas Pauthe est docteur en droit public et enseignant-chercheur à l’Université de Pau et des pays de l’Adour, membre du CDRE EA 3004 et associé au CERCCLE EA 7436.